identifier	taxonID	type	CVterm	format	language	title	description	additionalInformationURL	UsageTerms	rights	Owner	contributor	creator	bibliographicCitation
03C3878EFFB1FFDFC6285B2AFAADFA17.text	03C3878EFFB1FFDFC6285B2AFAADFA17.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Leptopsaltria jaesornensis Boulard 2009	<html xmlns:mods="http://www.loc.gov/mods/v3">
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            <p> Leptopsaltria jaesornensis n. sp.</p>
            <p>  HOLOTYPE: ♂, Thaïlande Nord, Province de Lampang,  Chae Sorn National Park , 6­ 8/05/2008, Michel Boulard &amp; Kwankanok Chueata leg. (MNHN 1). </p>
            <p> PARATYPES: 2♂ et une♀ allotype, idem holotype (MNHN).</p>
            <p>Petite taille, teinte dominante jaunâtre avec, dorsalement, une étroite fascie noire parasagittale; têtemoinslargequelemésonotumetaupostclypéusproéminent; mésonotum faiblement maculé, opercules courts, subquadrangulaires; ailes hyalines; abdomen plus long que l'avant­corps et porteur de 2 + 2 tubercules ventraux faibles, mais parfaitement distincts.</p>
            <p>Derivatio nominis. – Les types ont été décelés dans le parc national de Chae Sorn, souvent plus simplement écrit "Jaesorn", d’où l’épithète spécifique donnée à cette espèce.</p>
            <p>Description du mâle holotype (fig. 1a). – Tête, vue de dessus, très triangulaire, moins large que le mésonotum, les yeux peu saillants; postclypéus proéminent, égalant le vertex en longueur; ce dernier plat, noir en son milieu et sur les côtés, un double trait noir courant médio­dorsalement de la plage ocellaire jusqu’à l’arrière du pronotum. Ocelles petits et relativement écartés entre eux, les latéropostérieurs nettement plus près l’un de l’autre que chacun de l’oeil correspondant (d1/d2 = 1,76); ocelle médian occupant une position subdorsale. Arcades antennaires ourlées de noir; antennes ocre­vert. Face clypéale verte, fortement bombée, le sillon médian obsolète, et striée de 6 paires de bourrelets transversaux; joues, lames buccales et antéclypéus verts, plus ou moins envahis de cire blanche; rostre moyennement long, son apex noirâtre, rejoignant le niveau de l'articulation des fémurs postérieurs.</p>
            <p>1 MNHN: Muséumnationald'Histoire naturelle, Paris.</p>
            <p>Thorax: pronotum aussi long que la tête; aire interne ocreuse, bordée de noir; aire externe (collerette) étroite, conduisant à des lobes suprahuméraux bien développés et tachés de noir; marges latérales au contour externe irrégulier, plus ou moins denticulés. Scutum du mésonotum portant une longue fascie sagittale noire avec de part et d’autre et à l’avant deux fascies noires, virguliformes et deux taches pontuelles noires également; x scutellaire (élévation cruciforme) très en relief, jaune­vert, un point noir près des branches scutellaires antérieures. Opercules courts, quadrangulaires, largement séparés l’un de l’autre et ourlés latéralement de noir (fig. 1c).</p>
            <p>Pattes: hanches, trochanters et fémurs antérieurs jaune­vert, ces derniers peu renflés et plantés de trois épines sous­carénales également jaune­vert (fig. 2); tibias, envahis de brun clair, tarses antérieurs et médians bistre à l’apex.</p>
            <p>Ailes: hyalines et immaculées. Homélytres assez élancés (leur longueur comprenant près de 3 fois leur largeur), l’aire ulnaire une fois et demie plus importante que l’aire apicale; cellule basale en trapèze allongé, diaphane; cellule radiale plus longue que la cellule postcostale, cette dernière très étroite et quasi virtuelle; les huit cellules apicales relativement courtes, un brun diffus occupant leur centre; nervule r plus oblique que la r­m; limbus étroit. Ailes postérieures parfaitement transparentes, moitié moins longues que les antérieures, à six cellules terminales au développement ordinaire.</p>
            <p>Abdomen: quasi cylindrique, nettement plus long que l’avant­corps, ocre­vert, hormis les deux derniers segments plus sombres; un trait sagittal noir ou bistre sur les trois premiers urites, des macules obsolètes sur les latérotergites. Sternites cireux, le premier bistre, les suivants ocre, les derniers noirs; première paire de tubercules légèrement plus forte que la seconde. Cymbacalyptes développés en plaques non bombées, vertes, fermant dorsalement les chambres acoustiques, mais ne rejoignant pas, latéralement, les opercules, laissant voir ainsi les cymbales sur les côtés. Genitalia conformés comme sur la figure 3.</p>
            <p>Femelle allotype (fig. 1b): plus petite, mais d’habitus identique à celui du mâle, la maculature plus accentuée, notamment sur le scutum où les fascies deux à deux symétriques sont entièrement dessinées. Abdomen en cône allongé, terminé par une courte pointe dorso­caudale noire, la tarière et sa gaine, noire, outrepassant le pygophore de 0,75 millimètres.</p>
            <p> Carte d’Identité Acoustique (C.I.A.). – Enregistrer cette petite  Leptopsaltria fut très difficile. Les mâles se manifestaient périodiquement dans la journée où déjà cymbalisaient d’autres espèces beaucoup plus puissantes. Néanmoins, quelques prises de sons avec un micro relativement proche de 2 ou 3 mâles ont permis d’établir la C.I.A., que reflète la figure 4. </p>
            <p> (a) Oscillogramme temporel fondé sur l’enregistrement de 42 secondes transcrivant, en temps réel, une longue portion de l’environnement sonore incluant la cymbalisation d’une petite  Leptopsaltria . </p>
            <p>(b) Spectrogramme fondé sur l’oscillogramme précédent, où ne sont transcrites que les bandes de fréquences utilisées. Quatre phrases, propres à la Cigale, ont été détachées du fond sonore environnant. Le fondamental, quelque peu prononcé, chevauche l’index des 4000 Hz, tandis qu’un harmonique de valeur équivalente s’avère centré sur les 8000 Hz et qu’un groupe de formants plus ou moins évanescents sélèvent de 13000 à 18000 Hz.</p>
            <p>(c) Oscillogramme partiel, étiré dans un espace­temps choisi de manière à détailler la partie de séquence inversée en (a) et permettant une individualisation d’une phrase, laquelle comporte quatre modules entre eux différents quant à la durée de leurs pulsions respectives.</p>
            <p>(d) Spectrogramme fondé sur le sonogramme (a’) et transcrivant en l’étirant fortement la zone des fréquences relative à la deuxième phrase.</p>
            <p> Particularité biologique. – Plusieurs exemplaires de  Leptopsaltria jaesornensis ont été filmés et photographiés, tandis qu’ils s’alimentaient, longuement, sur les boues humiques et noirâtres bordant le réseau aquifère des sources chaudes qui sourdent au centre du Parc national de Jaesorn. Leurs rostres perpendiculairement fichés dans l’humus et les jets d’urine jaunâtre qu’environ toutes les 10 s les Cigales éliminaient (fig. 5­6), ne laissaient aucun doute à ce propos... Une telle pratique nutritionnelle, pour surprenante qu’elle soit s’agissant d’insectes normalement et très majoritairement opotrophes (suceurs de sève ou de suc cellulaire végétal), n’est cependant pas nouvelle. Nous avons montré que d’autres espèces, asiennes elles aussi, sont capables de prendre des aliments sur du sable humide ou autres sols riches en matières organiques (BOULARD, 2006, 2007a et b, 2008). Il n’en reste pas moins que ce changement radical ou, mieux perçu peut­être, ce supplé­ ment alimentaire apparemment très recherché, pose la question d’un possible déséquilibre nutritionnel subi par certaines Cigales en Asie tropicale. Je n’ai jamais vu pareil comportement chez une cigale ailleurs... </p>
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	https://treatment.plazi.org/id/03C3878EFFB1FFDFC6285B2AFAADFA17	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Boulard, Michel	Boulard, Michel (2009): Descriptions et éthologies singulières de deux nouvelles espèces de la tribu des Leptopsaltriini (Rhynchota, Cicadoidea, Cicadidae). Bulletin de la Société entomologique de France 114 (1): 47-54, DOI: 10.3406/bsef.2009.2762, URL: https://doi.org/10.3406/bsef.2009.2762
03C3878EFFB2FFDBC7BD5B8EFDE2FAFF.text	03C3878EFFB2FFDBC7BD5B8EFDE2FAFF.taxon	http://purl.org/dc/dcmitype/Text	http://rs.tdwg.org/ontology/voc/SPMInfoItems#GeneralDescription	text/html	fr	Purana vesperalba Boulard 2009	<html xmlns:mods="http://www.loc.gov/mods/v3">
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            <p> Purana vesperalba n. sp.</p>
            <p> HOLOTYPE: ♂,  Thung Salaeng Luang</p>
            <p>National Park (provinces de Pitsanulok et de Phetchaboon), 28­29/05/2008, Michel Boulard et Kwankanok Chueata leg. (MNHN).</p>
            <p> PARATYPES: 2♂ et 3♀, idem holotype;  2♂ et 3♀,  Chae Sorn National Park (Province de Lampang), 8­9/06/2008, Michel Boulard et Kwankanok Chueata leg. (MNHN). </p>
            <p> Purana de taille relativement grande pour le genre (42 mm de longueur totale, 70 mm d’envergure), tégument à dominante verte plus ou moins souillée de brun diffus. Tête aussi large ou légèrement plus large que le mésonotum. Opercules courts, en demi­lune. Ailes antérieures avec les nervures longitudinales subterminalement ponctuées. </p>
            <p> Derivatio nominis. – Les mâles de cette nouvelle Purane présentent la particularité éthologique de se manifester principalement le jour finissant, puis de nouveau dès avant et pendant la levée du jour, d’où l’épithète composée "  vesperalba " qui lui est ici statutairement donnée. </p>
            <p>Description du mâle holotype (fig. 7a). – Tête, vue de dessus, triangulaire (postclypéus légèrement proéminent), à peine plus large que le mésonotum, les yeux peu saillants; vertex non bossué, ocre­vert souillé de brun diffus. Ocelles petits cerclés de noir et relativement proches entre eux, les latéropostérieurs nettement plus près l’un de l’autre que chacun de l’oeil correspondant (d1/d2 = 3); ocelle médian occupant une position subdorsale. Arcades antennaires ourlées de noir; antennes ocre­vert, le fouetparticulièrementfinetallongé. Plagedorso­clypéalepluscourtequele vertex; faceclypéale fortement bombée, brune, au sillon médian obsolète et striée de 8 paires de bourrelets transversaux; joues, lames buccales et antéclypéus ocre­vert; rostre long, son apex, noirâtre, rejoignant le troisième sternite.</p>
            <p>Thorax: pronotum nettement plus long que la tête; aire interne ocreuse, bordée de noir; aire externe (collerette) étroite, noir et ocre­vert conduisant à des lobes suprahuméraux assez développés, les marges latérales avec une petite dent en leur milieu. Scutum du mésonotum totalement ocre­vert hormis les sillons endophragmiques surlignés de noir; x scutellaire (élévation cruciforme) très en relief, verte, une macule noire prés et sur les branches scutellaires antérieures. Opercules en demi­lune, largement écartés l’un de l’autre et ourlés latéralement d’ocre vert (fig. 7c).</p>
            <p>Pattes: ocre­vert, les fémurs antérieurs peu renflés et porteurs de 3 épines sous­carénales pointées de noir (fig. 8); tarses antérieurs et moyens envahis de bistre.</p>
            <p>Ailes: hyalines. Homélytres assez élancés (leur longueur comprenant 3 fois leur largeur), l’aire ulnaire plus importante que l’aire apicale; cellule basale en trapèze allongé, claire; cellule radiale égalantenlongueurlacellulepostcostale, cettedernièrequasivirtuelle; nervurationroussâtre; nodus jaune et noir; huit cellules apicales courtes et relativement larges, les nervures subapicalement ponctuées de bistre, les nervules m, r­m et r entachées ou surlignées de bistre, les deux dernières en obliques opposées; limbus étroit. Ailes postérieures parfaitement transparentes, moitié moins longues que les antérieures, à six cellules terminales au développement ordinaire.</p>
            <p>Abdomen: quasi cylindrique, plus long que l’avant­corps, vert brunâtre, hormis les derniers segments plus sombres; une macule bitre au contour diffus sur chaque latérotergite. Premier sternite bistre, les autres d’un ocre diaphane; les III et IV portant les quatre tubercules caractéristiques, noirs et preque identiques entre eux. Cymbacalyptes développés en plaques à peine bombées, vertes, fermant dorsalement les chambres acoustiques, ourlés latéralement de bistre, ne rejoignant pas les opercules et laissant voir ainsi les cymbales sur les côtés. Genitalia conformés comme sur la figure 9.</p>
            <p>Femelle allotype (fig. 7b): habitus identique à celui du mâle, en légèrement plus petit, la maculature légèrement plus accentuée. Pygophore en cône trapu, terminé par une pointe dorso­caudale noire; tarière courte, sa gaine n’outrepassant pas le pygophore.</p>
            <p> Éthologie sonore et Carte d’Identité Acoustique (C.I.A.). –  Purana vesperalba n. sp.</p>
            <p>est une Cigale étonnante en ce que, chaque jour de sa phase imaginale, les mâles se manifestent aux deux extrémités du nycthémère. Dès avant le lever du jour, puis durant l’aube et l’aurore pour cesser lors de la montée du soleil au­dessus de l’horizon... Avec cependant quelques rares et fugaces reprises sonores dans le courant de la journée. Au cours de tous ces laps de temps, les cymbalisations sont émises en un sifflement subcontinu pouvant durer 4 à 5 secondes... pour être relancé pareillement après un très court repos. Ensuite, c’est à la faveur du crépuscule que les mâles de nouveau se font régulièrement entendre, mais suivant des cymbalisations très différentes des précédentes. Ce sont alors de courts fragments sonores pareillement émis et séparés par des silences de même quasi­égaux. Cette double éthologie sonore oblige à établir une C.I.A. à deux volets, Aet B. La figure 10A, transcription imagée de la cymbalisation albo­aurorale, constitue le volet A, qui se commente comme il suit (échantillonnage à 44100 Hz).</p>
            <p>(a) Oscillogramme temporel transcrivant environ 40 secondes de la cymbalisation matinale; celle­ciestune longueséquencefaitedecourtesphrasesdurantenviron 5 secondes et séparées par de très courts silences.</p>
            <p>(c) Spectrogramme conforme à l’oscillogramme temporel (a) et précisant la structure du signal composée d’une suite de phrases, très étroitement séparées dans le temps, tandis que le fondamental se trouve renforcé par 2 harmoniques principaux, les trois ayant forces quasi égales; celui des 8000 Hz est évanescent.</p>
            <p>(a’) Oscillogramme étirant la phrase du plein signal inversée en (a); la structure apparaît plurimodulaire et disparate, avec pas moins de 4 sous­groupes de signaux.</p>
            <p> (c’) Spectrogramme conforme à l’ocillogramme précédent, marquant bien la disparité caractérisant chacune des phrases de la cymbalisation matinale émise par cette  Leptopsaltria . </p>
            <p>La figure 10B, transcription imagée de la cymbalisation vespérale, constitue le volet B, que l’on commentera comme il suit (échantillonnage à 44100 Hz):</p>
            <p>(a) Oscillogramme temporel transcrivant environ 40 secondes de la cymbalisation vespérale; celle­ci est une longue suite de "coups de cymbales" séparés par de silences relativement longs.</p>
            <p>(b) Tracé du spectre moyen; trois puissants pics apparaissent respectivement centrés sur 3300, 5300 et 12900 Hz, tandis qu’un quatrième, très peu marqué, chevauche largement l’index des 8000 Hz.</p>
            <p>(c) Spectrogramme conforme à l’oscillogramme temporel (a) et précisant la structure du signal avec un fondamental que suppléent 3 harmoniques principaux, de forces quasi égales, y compris, ici, celui des 8000 Hz.</p>
            <p>(a’) Oscillogramme étirant la phrase du plein signal inversée en (a); la structure apparaît plurimodulaire et disparate, avec deux sous­groupes de signaux.</p>
            <p> (c’) Spectrogramme conforme à l’oscillogramme précédent et marquant bien la disparité originale qui caractérise chacune des phrases de la cymbalisation matinale émise par les mâles de cette nouvelle  Purana . </p>
        </div>
    </body>
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	https://treatment.plazi.org/id/03C3878EFFB2FFDBC7BD5B8EFDE2FAFF	Public Domain	No known copyright restrictions apply. See Agosti, D., Egloff, W., 2009. Taxonomic information exchange and copyright: the Plazi approach. BMC Research Notes 2009, 2:53 for further explanation.		Plazi	Boulard, Michel	Boulard, Michel (2009): Descriptions et éthologies singulières de deux nouvelles espèces de la tribu des Leptopsaltriini (Rhynchota, Cicadoidea, Cicadidae). Bulletin de la Société entomologique de France 114 (1): 47-54, DOI: 10.3406/bsef.2009.2762, URL: https://doi.org/10.3406/bsef.2009.2762
